5ème circonscription,

Délégués: Henri Duruz, Nicole Duruz .

Cantons de : Cantons de : Abondance, Le Biot, Douvaine, Evian-les-Bains, Thonon-les-Bains Est, Thonon-les-Bains Ouest. 117.500.

l'actualité, nos positions, nos actions, nos engagements...

Prochaine réunion le 8 novembre 2011 à Veigy, salle ABC de la bibliothèque-médiathèque, à 19h15.

Réunion de la section du Chablais le 28 septembre 2011:

Nouvelles du parti. Après l’engouement pour la constitution de l’Alliance en mai, après la rencontre avec les radicaux en fin juin, la consécration de la réunion des centres devait se réaliser aux universités d’été, en début septembre, à la Grande Motte. Ce fut la déception : - absence ou présence fugace et pâle des élus. - débats peu innovants qui prenaient peu en compte les réflexions et travaux accomplis au sein des sections et fédérations. - absence de réponses aux questions des militants : quid de l’alliance ? programme commun ? choix du candidat ? stratégie ? - peu de contacts entre les militants des différents partis du centre formant l’Alliance, encore moins entre les chefs. Pourtant l’espoir persiste ; l’avenir de la politique est au centre. Il y avait quand même 2 à 3.000 participants aux universités d’été. Il y avait une certaine unité chez les jeunes centristes. Si les débats n’étaient pas très palpitants et pas très suivis, il y avait beaucoup de débats « en off ». Si on ajoute aux 2% d’Hervé Morin dans les sondages, les 7 à 8 % de Borloo, les 7 à 8 % de Bayrou, plus les voix des électeurs centristes de l’UMP, un présidentiable charismatique centriste pourrait l’emporter.

 Mais il n’y en a pas ! Il faudra probablement oublier 2O12. Il faudra aussi prendre une décision : ou présenter un candidat centriste, uniquement pour montrer qu’on existe, avec tous les risques encourus, ou se rallier au candidat UMP, en principe Sarkozy, en faisant un accord avec lui, comme Lecanuet l’avait fait avec Giscard en 1974.

Par contre, nous devons dès aujourd’hui préparer les législatives qui suivent les présidentielles. Nous avons dans la fédération deux jeunes qui sont éligibles, Loïc Hervé et Thomas Meszaros. Il serait bien que chaque section cherche un candidat, y compris le Chablais. Quelques notions de base sur l’économie, présentées par René Huchard, pour comprendre la crise financière, économique et sociale. L’économie repose, pour satisfaire nos besoins, essentiellement sur deux piliers : d’une part la production, fruit du travail, et d’autre part le marché ou les échanges qui sont réglés par la loi de l’offre et de la demande, et qui ont besoin de structures comme les banques, les compagnies d’assurances et de réassurance et la bourse. C’est ainsi que sont fixés les prix. La spéculation est inévitable dans un système économique libéral, mais elle doit être très encadrée par les banques. Celles-ci doivent empêcher les manœuvres des traders au-delà des pratiques transparentes. D’autre part, il faut savoir que la valeur marchande d’une banque ou d’une entreprise n’est pas la valeur de ses actions en bourse. Les banques, du moins en Europe, sont beaucoup plus réglementées et sécurisées (fonds de garanties, fonds propres, réserves) par les accords « Bâle II », puis « Bâle III » (en phase finale de réalisation), que l’on veut bien dire. Mais nos normes de couverture de risques sont inférieures aux pratiques des banques anglo-saxonnes :7 à 8 % au lieu de 10. De plus, nos banques sont dépendantes des banques centrales, nationales et surtout de la banque européenne, dont le conseil d’administration est composé des gouverneurs des banques centrales nationales des pays membres. Ce sont les banques centrales qui régissent le niveau des taux d’intérêt. Seules, les banques centrales peuvent émettre de la monnaie. Elles le font pour des projets sérieux, soumis à étude. Ce procédé est dans un premier temps un gonflement de la masse monétaire, une anticipation, parce qu’il faut bien de l’argent pour donner le jour à ces projets, qui une fois réalisés vont constituer une richesse et en produire. Si par contre, on émet de l’argent sans contre partie (sans réalisation de projets), on parle de faire tourner « la planche à billets » et on crée l’inflation. Le problème n’est pas tellement un système économique défaillant, car notre système économique a sa propre dynamique et s’auto régule, mais c’est plutôt un tissu industriel qui n’est plus en état pour réagir à la concurrence, en particulier des états émergeants. Nos réserves de productivité en France sont insuffisantes, en partie à cause des 35 heures, en partie parce que notre développement technologique est insuffisant contrairement à l’Allemagne. Notre recherche appliquée n’est pas assez poussée. Notre cohésion sociale, soit, principalement, nos rapports patronat et syndicat ne sont pas adaptés. Pour toutes ces raisons, les banques sont réticentes à prêter de l’argent aux entreprises. Propositions pour la prochaine réunion.

A la suite de cet exposé, les militants ont poursuivi la discussion autour du verre de l’amitié. Il a été décidé de consacrer la prochaine réunion sur le même thème, mais sous la forme d’un débat. Des questions seront posées à deux analystes économiques ayant des points de vue différents sur l’économie en général et sur la réponse à donner à la crise actuelle. La date et les modalités du déroulement de cette séance seront précisées ultérieurement.
Henri Duruz.

 

La prochaine réunion de la section du Chablais est fixée le mardi 24 mai à 19h30 à la mairie de Nangy. Elle sera consacrée à l'avenir de la Confédération des Centres et au thème "la femme dans la société française".
Concernant le premier sujet, consultez le mail envoyé par Antoine avec les 12 questions réponses. Concernant le deuxième sujet : existe-t-il des propriétés spécifiques à la femme autres qu'anatomiques, qui seraient de l'ordre de la génétique et non de l'environnement ou du culturel?La réponse à cette question permettra de répondre en partie aux autres questions : faut-il favoriser dans tous les domaines que la femme puisse se comporter comme l'homme? dans la gestion familiale?en politique?professionnellement?en sport? Dans tous les domaines où c'est souhaitable, comment faire pour y parvenir? légiférer? faire appliquer les lois existantes?orientation à l'école? quotas? horaires adaptées? crèches? Lutte contre la violence? La prostitution?
Amicalement. A bientôt. Henri Duruz.

 

Compte-rendu de la réunion de la section du Chablais le 22 mars 2011 à Thonon.

Peu de temps est consacré à commenter l’actualité politique, car l’on ne peut que constater avec tristesse le taux record d’abstention aux Cantonales, le peu d’élus Nouveau Centre, la défaite de la droite, la montée du Front National. Toutes ces constatations ne nous donnent pas beaucoup d’espoir pour l’élection présidentielle de 2012. Mais,que le Nouveau Centre présente ou pas un candidat en 2012, nous continuons de réfléchir sur les grands problèmes de société. On trouvera bien le moyen de diffuser nos propositions à l’électorat. C’est pourquoi, la grande partie du temps a été consacrée à la réforme de la justice. Le résumé tient compte des informations apportées lors de cette séance par Cédric Duruz avocat, des réflexions écrites par Jean-Pierre Benoist avocat, du mail de Daniel Bailleul ancien avocat, qui n’a pu assister à la séance, des remarques de Yves Beigbeider juriste, qui est revenu sur les discussions de la séance précédente, des Commentaires des autres membres de la section.
La prochaine séance sera consacrée à l’école. Il s’agit essentiellement de répondre aux questions suivantes :
- La formation de l’enseignant : est-elle bonne ? centrée sur le savoir, le savoir-faire, le savoir-être ?
- Le programme scolaire : trop général ? trop spécialisé ? la carte scolaire ? les écoles d’excellence ? que faire avec « ceux qui décrochent » ? le périscolaire ?
- Les conditions de travail : locaux ? effectif ? horaire des élèves ? rythme scolaire ? horaire des enseignants ? salaire ? retraite ?
- Les problèmes de discipline.
- L’orientation professionnelle ?
- Ecole privée-école publique ? l’autonomie des établissements ?
- La place des parents dans l’administration de l’école ? celle des élèves ? Tout enseignant du primaire et du collège serait bienvenu. Pascal Deville devrait nous informer sur le lycée. La séance aura lieu, en principe, le mardi 19 avril à 19h30. Cette date et le lieu seront confirmés. Henri Duruz

 

Chers amis, J'ai le plaisir de vous confirmer la date du mardi 22 mars 2011 pour la réunion de la section du Chablais Nouveau Centre.
Elle se tiendra à Thonon, au château de Sonnaz, entrée latérale entre les deux petits canons. Je me réjouis de vous revoir. Amicalement. Henri Duruz

Chers amis, La prochaine réunion de la section du Chablais aura lieu le mardi 22 (et non le 15) février 2011 à 19h30 à la mairie de Sciez. Elle sera essentiellement consacrée à la justice, thème d'une convention du projet présidentiel. Nous interrogerons, essentiellement nos avocats, sur les questions suivantes : - Indépendance de la justice ( autorité-responsabilité? ou pouvoir? élection des juges? élection par le Parlement du Garde des Sceaux à la majorité des 2/3 ...) - Juge d'instruction - juge des libertés. - Jury populaire en correctionnelle ( pourquoi? comment les choisir? pour combien de temps?) - Garde à vue ( plus que l'avocat de la première heure? présence de l'avocat? conditions de détention?) - Accès au droit ( action de groupe? aide juridictionnelle par mission publique? déduction fiscale? obligation répartie entre avocats? tâche des jeunes avocats? assurance? - Lenteur de la justice ( une des conséquences de la réforme de la carte judiciaire? droit opposable? magistrats volants pour épurer le stock? simplification du système juridique? médiateur pour éviter les procès? justice rendue pour la petite délinquance par des maires, ou d'anciens magistrats, ou ...?) - Justice pour les mineurs - Conditions de détention en prison ( eviter la récidive; réinsertion); Concernant ce dernier point, je me permets de vous envoyer ma conception de la sanction et en particulier de la prison, conception très personnelle et que presque personne ne partage (mais, j'ai l'habitude d'être à contre courant, parfois très longtemps sur certains sujets de société et particulièrement d'éthique). Lisez surtout les réflexions de Jean-Pierre Benoist sur les problèmes actuels de justice. Lors de cette réunion, je vous ferai également le rapport du dernier Conseil National du 22 janvier et de la réunion départementale à Nangy du 29 janvier. On y parlera également des cantonales, principal thème débattu lors du bureau qui suivit la réunion du 29 janvier. Je me réjouis de vous revoir nombreux.
Amicalement. Henri Duruz

Comme prévu, la réunion de la section du Chablais aura lieu le mardi 21 décembre 2010 au 175 M Rte des Trépets, à 19h30. La discussion portera essentiellement sur la santé, objet de la prochaine convention.J'ai invité une infirmière avec qui nous pourrons discuter. Je suis en pourparler avec un médecin génraliste. Si vous connaissez d'autres personnes dans les professions médicales, ils sont les bienvenus. Je vous envoie en pièces jointes mes premières réflexions en réponse au questionnaire que nous avait envoyé Antoine à ce sujet. J'aimerais que cette soirée soit également festive et que l'on puisse 'casser la croûte" en faisant un repas canadien; que chacun apporte à boire et/ou à manger. Veuillez me signaler votre présence (ou malheureusement votre absence).
Henri Duruz

 

Réunion de section du Chablais du 11.1.2011.
Autour d’un repas canadien succulent et convivial, et une galette des rois, la première partie de la séance a été consacrée aux problèmes de santé, thème d’une convention pour le projet présidentiel. De nombreuses questions concernant le système d’assurance, l’hospitalisation, la médecine ambulatoire et l’amélioration du statut du patient, en particulier de la personne âgée, ont été posées au Dr Doulcet qui a répondu favorablement à notre invitation. Nicole et Henri Duruz ont posé les mêmes questions à la Dresse Simonin, cardiologue à Annemasse, qui ne pouvait venir à la réunion. Les idées maîtresses qui en ressortent sont les suivantes : Les médecins interrogés sont satisfaits dans l’exercice de leur métier, mais ne peuvent plus supporter les contraintes administratives grandissantes imposées par la Sécurité Sociale. Si un certain contrôle de leur activité est nécessaire, il ne doit pas être à ce point suspicieux et pénalisant, ni prendre autant de temps au détriment de la relation médecin-malade. Cette surcharge administrative explique en partie la pénurie de médecins, leur réticence à s’installer en privé et exercer une profession qui n’est bientôt plus libérale. Si le système d’assurance français reste un des meilleurs au monde, il doit veiller à ne pas trop diminuer l’offre de soins en abandonnant des prestations à la charge des assurances complémentaires. La solidarité qui est à l’origine de la conception du système serait mise en péril au profit d’une médecine à deux vitesses. Si dans certains domaines, des mesures de rationnement et surtout de rationalisation peuvent encore être envisagées, une société moderne et humaine doit aussi être capable de faire bénéficier ses malades des progrès des sciences médicales, même si ces améliorations augmentent sensiblement le % du PIB attribué à la santé. Toutefois, pour diminuer les dépenses de santé, il est nécessaire d’avoir une meilleure gestion de la Sécurité Sociale, par branches : maladie, accident, invalidité etc. Ainsi, les abus pourraient être plus facilement détectés, particulièrement dans la branche CMU. Au niveau de l’hospitalisation, le regroupement des hôpitaux est de mieux en mieux accepté par les médecins et les patients ; les réticences proviennent essentiellement du personnel et des maires. Il faut avouer que c’est particulièrement au niveau de l’hôpital que les effets pervers des 35 h se sont faits le plus ressentir. Les médecins doivent garder un rôle important dans la direction administrative d’un hôpital, ce qui hélas est de moins en moins le cas. La pyramide des âges et la féminisation de la profession médicale, laissent présager une pénurie importante de médecins, particulièrement en milieu rural. Il faut absolument revoir à la hausse le chiffre du numerus clausus à l’entrée des études de médecine, si nous voulons éviter cette catastrophe et ne pas être obligés de recourir toujours davantage aux médecins étrangers. Une clause du besoin limitant l’installation des médecins dans certaines régions pour les obliger à exercer dans les campagnes n’est pas souhaitée par les médecins interrogés, mais agréés par certains participants. Selon l’avis des médecins, la formation d’un plus grand nombre de médecins et des avantages financiers alloués par les communes pour leur installation en milieu rural, devraient résoudre ce problème. La tarification à l’acte pour la consultation, selon le mode « tiers garant », est un bon système, responsabilisant le patient. Il est par contre difficilement concevable pour la dispense des médicaments en pharmacie. La notion de temps passé par le médecin avec son patient devrait être prise en compte dans la tarification. La formation des médecins est bonne. On pourrait mettre davantage l’accent sur « le relationnel », l’acquisition des notions d’économie et de gestion, et l’apprentissage de l’anglais. De l’avis des médecins interrogés et des participants à la discussion, l’indice de satisfaction des patients est élevé. La plupart des médecins ne sont pas favorables au Dossier Numérisé Personnel, car il ne protège pas assez la sphère privée du patient. La prévention, par les pouvoirs publics, en particulier dans les écoles, des facteurs de risques cardio-vasculaires, de l’ostéoporose, des accidents, du suicide, des problèmes liés à l’addiction, devrait être renforcée. Le coût en établissement pour personnes âgées dépendantes est tellement élevé, que toute initiative concernant l’habitat, le transport, l’organisation et le soutien des « aidant naturels », doit être recherchée et réalisée pour maintenir le patient âgé à domicile.
 

La deuxième partie de la séance a été consacrée à quelques échéances importantes qui ont été annoncées au bureau départemental à Annecy, le samedi 8 janvier : Conseil national à Paris le samedi 22 janvier. Le Conseil National devrait réaffirmer trois allégations : - nous sommes dans la majorité présidentielle - nous sommes hors UMP - nous devons avoir un candidat porteur d’un programme présidentiel en 2012. Cette troisième affirmation ne fait pas l’unanimité, et encore moins le choix du candidat, porteur du projet. On ne connaît pas encore la position du radical Borloo, mais certains de nos leaders lui font les yeux doux.
Convention départementale à Nangy, le 29 janvier. Sont également invités, les sympathisants de notre mouvement. Damien Abad, député européen et conseiller régional Nouveau Centre, nous rendra visite à cette occasion. Elections cantonales le 20 et 27 mars. Une alliance est conclue avec l’UMP chaque fois qu’un candidat sortant d’un des deux partis se représente. En ce qui concerne les quelques cantons « libres », sans député sortant Nouveau Centre ou UMP rééligible, après une très longue discussion, les membres du bureau, à l’unanimité se sont prononcés contre une alliance avec le Modem au premier tour. En effet, d’une part on ne connaît pas pour l’instant leur position pour l’élection présidentielle et d’autre part, ils ne peuvent nous garantir qu’au deuxième tour des élections cantonales, ils ne reportent par leur voix sur le candidat de gauche. Pour le canton de Douvaine, canton « libre », j’annoncerai à la presse que les élections cantonales ne sont pas très politisées et que nous respectons ce souhait du peuple. Que comme nous n’avons pas de candidat encarté qui désire se présenter, nous soutiendrons un candidat qui a toutes les qualités requises pour être conseiller général et qui a des convictions politiques proches des nôtres, en l’occurrence le maire de Veigy, Jean Neury. La prochaine réunion aura lieu, en principe le 3ème mardi de février, soit le 15 à 19h30. Cette date et le lieu vous seront confirmés. Le débat portera essentiellement sur un nouveau thème de la convention pour le projet présidentiel : la justice.
Henri Duruz Président de la section.

Le choix des valeurs.

" Le Nouveau Centre n’a pas les mêmes valeurs que les autres partis. La plupart des autres partis revendiquent les valeurs de la République : liberté, égalité, fraternité. Nous reconnaissons ces valeurs et nous les déclarons indispensables à l’exercice de la démocratie et au respect des droits de l’homme. Mais nos valeurs sont au dessus des valeurs républicaines ; ce sont les valeurs transcendantales : le bien, le vrai, le juste ; Les différences sont très importantes. Les valeurs transcendantales découlent de la philosophie chrétienne. Elles sont indépendantes de la volonté humaine ; elles existent en germe dans la nature de l’homme, dans son essence. Elles sont surhumaines, divines. Le travail de l’homme est de les cultiver pour atteindre leur plénitude. Les valeurs de la république sont des émanations, des créations de la raison humaine, d’un homme libre, affranchi de toute divinité. Elles n’existent pas en soi. Elles n’ont pas de relation avec le divin. Elles sont nées au siècle des Lumières avec la philosophie moderne qui rompt avec le « cosmos » des philosophies antiques et le « divin » de la philosophie chrétienne. Les valeurs transcendantales sont absolues, intangibles, immuables. Les valeurs de la république sont relatives, mouvantes, redéfinissables. Elles sont forcément restrictives. La liberté, c’est la possibilité donnée à chacun d’entreprendre une action, mais dans la mesure où ça ne nuit pas à autrui. L’égalité n’est que l’égalité devant la loi. La fraternité qui consisterait à ne pas faire aux autres ce que l’on n’aimerait pas que l’on nous fasse et de leur faire ce que l’on aimerait que l’on nous fasse, ne peut évidemment pas s’appliquer dans tous les domaines. Le garant des valeurs transcendantales est la conscience humaine, la conscience du bien et du mal. On ne peut pas se tromper. Le garant des valeurs de la république, c’est la loi. Mais la loi peut changer. Par exemple, l’espace de liberté accordé pour entreprendre peut changer selon que l’on décrète que telle action nuit ou ne nuit pas à autrui. Selon ces définitions philosophiques, la démarche politique va être très différente. Les valeurs de notre parti sont des références. Ce sont des objectifs que nous essayons d’atteindre, de réaliser le plus possible, cherchant à les mettre en adéquation avec les conditions actuelles de la société. Les valeurs de la république ne sont pas des références, des objectifs à atteindre. Les partis politiques qui les prônent ne peuvent pas par exemple, prétendre aspirer à la liberté totale, si chacun qui entreprend doit tenir compte d’autrui. On ne peut pas espérer plus d’égalité que celle qui nous rend semblable devant la loi, sauf à désirer l’égalité des chances ; mais les autres formes d’égalité sont souvent contre productives. Plus de fraternité est certainement souhaitable, mais cette inclination n’est pas dans la nature humaine et nécessite pour se manifester plus de religion que de raison. S’il n’y a pas de valeurs de référence, comment va s’opérer le choix politique en démocratie ? Il sera celui du plus grand nombre. Ce sera un rapport de force, où l’argent, les lobbys, le populisme vont jouer un grand rôle. S’il y a des valeurs de références, le politicien, le citoyen, devra écarter ses tabous, oublier ses intérêts personnels, n’avoir comme unique question que : la proposition de loi est-elle bonne pour l’épanouissement de l’homme ?"

propos d' Henri Duruz

 

Partis centristes: le retour des valeurs et de l'idéal en Politique. "la vertu est au centre" (la raison aussi).

Combien de fois n’avons-nous pas entendu « le centre, ça n’existe pas ; on est ou à droite ou à gauche » ; « on est ou pour ou contre» ; » « on ne peut pas être au milieu, ça ne veut rien dire ». Alors, pourquoi maintenons-nous cette position au Nouveau Centre, appelé anciennement UDF ?
C’est parce qu’avant d’être des politiciens, des pragmatiques, nous avons toujours été d’abord des philosophes, des hommes en quête de sagesse. Aujourd’hui encore, nous privilégions les forums de réflexion comme les « think-center » Nous avons toujours eu un grand respect pour les philosophies anciennes, la philosophie stoïcienne des grecs, dont un grand principe est « in médio, stat virtus » (la vertu, la bonne façon de faire, se trouve au milieu, au centre) Nous nous inspirons essentiellement de la philosophie chrétienne, qui est une tension vers un Dieu qui incarne les vertus transcendantales que sont le beau, le bon, le vrai, le juste, vertus que nous avons en germe dans notre nature humaine, dans notre essence d’homme. Un député suisse, membre du Parti Démocrate Chrétien (PDC), l’équivalent du Nouveau Centre en Suisse , expliquait le sigle C de PDC, non pas comme la recherche d’un Etat chrétien, comme d’autres imposent un Etat islamique, mais comme un parti fondé sur des valeurs. « Il (le parti) doit confronter les choix nécessaires avec des valeurs intangibles. Et il doit réussir à incarner ces valeurs dans des lois et dans des actes de gouvernement.

 
En sachant bien qu’il n’y parviendra jamais entièrement». Nous reconnaissons que la philosophie kantienne, la philosophie du siècle des Lumières, par son esprit critique, par son anthropocentrisme qui place l’homme, en particulier sa liberté et sa volonté, au centre de tout, a apporté à la société : le développement des sciences, les droits de l’homme, la notion de république moderne, la séparation de l’Eglise et de L’Etat. Mais nous sommes aussi conscients que cette « philosophie moderne », n’a pas évité les dérives que sont le matérialisme, le nazisme, le communisme. C’est ce qui se passe lorsque l’on fait confiance à la toute puissante « raison » de l’homme, sans tenir compte, sans se référer aux valeurs transcendantales. On part d’une idée, louable en soi, mais que l’on ne confronte pas aux valeurs fondamentales. On la cultive pour en faire une idéologie. De l’idéologie, on passe à l’idolâtrie, dont la racine indoeuropéenne est la même (weid). Ce politicien PDC suisse disait : « D’autres partis sont bâtis sur une idéologie. Nous, voulons défendre des valeurs. Ce n’est pas la même chose, c’est même le contraire.

 
C’est plus difficile, mais c’est plus intéressant. Une idéologie est une simplification outrancière de la réalité politique en vue d’appliquer des recettes toutes faites, d’impressionner les électeurs par la simplicité des options et surtout de les empêcher de réfléchir. Un parti fondé sur des valeurs ne peut se limiter à ce genre de réflexes conditionnés et de vote presse-bouton. Nous sommes à la fois plus modestes et plus exigeants que cela». C’est souvent cette exigence qui rebute le citoyen. C’est l’obligation de réfléchir, d’être momentanément dans le doute, de faire des choix, qui l’éloigne d’un parti centriste comme le nôtre. Il préférera un parti qui lui vendra du « tout fait », du « tout national », du « tout libéral », du « tout sécuritaire », du « tout écologique » ou du « tout social ».
Ne nous laissons pas séduire par les méthodes de ces autres partis. Ne cédons pas au populisme. Nous sommes dans le vrai, parce que nous le recherchons.


Seul un parti qui se réfère à des valeurs intangibles a de l’avenir.
Comme le disait André Malraux «le 21ème siècle sera spirituel ou ne sera pas. »

Henri Duruz